Maigrir pour vivre…

Phototastic-14_06_2016_1a8dd2ed-7445-4e9a-a247-0d60764f35bd(1).jpgSalut lecteur,

Il est grand temps pour moi d’assumer qui je suis et ce que je suis devenue….
Il y a 7 ans je rencontrais le plus merveilleux des hommes… A l’époque, j’avais de gros soucis de troubles alimentaires et j’étais boulimique… Je pesais 78 kilos et je me trouvais horrible, moche…
Pour lui plaire, parce que je ne voulais pas encore risquer de perdre un éventuel petit ami à  cause de mon poids, et aussi pour mon reflet dans le miroir, je me suis décidée à perdre enfin ce poids qui me pesait, me pesait tellement et dans tous les sens du terme.
J’ai donc engagé un régime, seule sans aide, sans livre, sans règles.
Et j’ai perdu! 10, 20, 30kg se sont enchaînés comme j’enchaînais auparavant les petits pains au chocolat et les croissants.
Mais j’ai trop perdu, et d’un trouble alimentaire je suis passée à l’autre.
Lorsque j’étais remontée à un poids correct il y a environ 3 ans je pesais 48 kg. Pour ma taille, c’était parfait… Pour moi, il y aurait eu encore deux, trois kilos à perdre.
Et puis je suis tombée malade. Enfin j’ai eu une hernie discale et j’ai été opérée, c’est pas vraiment une maladie mais il n’y a pas d’autres mots pour ça.
Je me suis battue avec la douleur, et avec la prise de poids.
De 10h de sport par semaine, je suis passée à zéro.
J’ai recommencé à prendre du poids même si je m’affamais, car sans le sport mon corps récupérait le maximum de nutriments et le transformait en graisse en prévision des jeûnes forcés que je lui imposais.
Et puis j’ai compris, j’ai arrêté de m’affamer. J’ai remangé normalement.

Vous savez, le pire dans l’addiction à la nourriture, dans la lutte contre les TA, c’est que la bouffe, c’est nécessaire à la survie. Alors jour après jour, on est confronté à son addiction. Un peu comme un cancer, on est jamais guéri réellement, simplement en rémission. Et généralement la rechute est terrible.
J’ai grossi un peu plus oui, mais le prix payé valait largement la sérénité que j’avais trouvé. Plus de crises, plus de pleurs, plus de miroir malfaisant.
Et puis je suis tombée enceinte. Hors de question de faire un régime.
Apres la naissance de mon fils, je m’y suis consacrée corps et âme. Ce cadeau qui m’a été offert est mon bien le plus précieux sur Terre.
Même s’il ne m’appartiendra jamais.
Quand je dis corps et âme je le pense sincèrement. Nathou était tellement demamandeur de câlins, il ne pouvait rester qu’avec moi, et à cause de son RGO ne dormait qu’avec moi.
J’ai passé trois mois à dormir assise, six mois dans ma chambre et cela nuit et jour, pour Nathanaël, douze mois uniquement à la maison, 18 mois a ne penser qu’à mon fils et pour mon fils.

Plus de maquillage, plus de jolies robes.

Une douche tous les trois jours voir une par semaine et c’est tout. Et en 5 mn pour ne pas que mon petit ange ne se mette à hurler de toutes ses forces se sentant abandonné…
Je ne regrette pas du tout ce temps avec mon bébé, car j’ai pu en profiter plus que je n’aurais cru et certainement plus que je ne le ferais avec aucun autre enfant. Ce temps ne reviendra jamais et je le chérirais toute ma vie. Dussé-je perdre la mémoire, je n’oublierais jamais ça.
Mais j’ai oublié mon couple, j’ai oublié l’homme de ma vie.
Et pire que tout je me suis oubliée.
J’ai oublié que j’étais une femme, que j’aimais plaire, que j’aimais ME plaire. J’ai oublié mes envies, mes plaisirs, j’ai oublié qui j’étais.
Je me suis annihilée totalement pour ce petit être.
Je n’avais plus d’envie. Je me suis persuadée que je n’étais plus rien, que je ne valais rien.
Plus le temps passait, plus je m’enfonçais dans une déprime. Plus je restais joyeuse pour Nathanaël, plus j’évitais mon regard dans le miroir.
Mais je n’ai pas pu éviter le regard des gens… Celui qui vous voit et qui pense “Le MacDo devrait être interdit, question de santé publique”. Celui qui vous dit: “quel beau bébé” et qui pense:” Que la mère est mal fagotée”.
Celui qui vous dit : “Oulala on voit que vous êtes bonne vivante”. Ou pire “Hein, tu n’as pas faim?? Ben ça se voit pas!”
J’ai ressorti les vieilles photos juste pour voir… Et là le choc.

Oui, j’ai grossi. Pour tout vous dire je me trouve immonde. Je pèse plus aujourd’hui que je n’ai jamais pesé de toute ma vie même enceinte. 82kg. 82 kg quoi!!!! Je suis à +34kg de mon poids idéal.
Cette photo a eu l’effet d’un électrochoc… Je viens ici pour exulter mon ressenti, mais je pense que j’aurais besoin de pleurer plus tard…
J’ai voulu faire un selfie hier avec Nathou en portage dos, et j’ai pas pu car quelque soit l’angle, j’ai un double menton énorme.
Je ne peux même plus me prendre en photo.
J’ai honte de moi. Et plus que tout j’ai honte de l’image que je renvoie à mon fils. Je suis malheureuse, je suis acariâtre depuis des mois, violente dans mes mots avec mon mari, je suis plus que dure avec moi-même, je me mets plus bas que terre et j’entraine tout le monde avec moi. Je refusais de voir la vérité en face mais la voila.
Il faut que cela change, il faut que cela cesse.
Je dois maigrir ou je me perdrais totalement et je finirais par perdre tout ce que j’aime et sui me permet de garder la tête hors de l’eau.
Je veux maigrir. Je dois maigrir.
C’est décidé, j’entame un régime.

Une tarte Aubergines Ail Tomates (VEGAN)

Parce qu’on est pas que des mamans et qu’on a bien besoin de manger! 🙂
Voici une recette salée: Une tarte Aubergines Ail Tomates végane que vous pouvez aussi faire au beurre bien sur!

Pour la pâte:

Une pâte feuilletée sans beurre du commerce ou:
200 g de farine
10 cl d’huile végétale
De l’eau (environ 10 cl)
Une ou deux pincées de sel

Pour la garniture:

Deux tomates bien mûres
Deux gousses d’ail
Deux belles aubergines
Une petite bouteille de crème de riz ou de soja pour la cuisine (environ 20cl).

Au niveau des ustensiles il vous faudra:

Un grand saladier pour mettre vos légumes coupés, et la préparation une fois finie
Une casserole remplie d’eau
Une poêle
Un couteau à légumes et une planche à découper
Un presse-ail (pas indispensable mais utile)
Un moule à tarte

C’est parti!

  1. Tout d’abord mettez votre casserole d’eau à bouillir,
    Pendant que l’eau bout, retirer les pédoncules de vos aubergines (préalablement lavées) et coupez vos aubergines en deux dans le sens de la longueur.
    Coupez ensuite des lamelles d’aubergines et réservez dans le saladier.
    [Si vous devez faire votre pâte à tarte, c’est maintenant: Mélangez l’huile et l’eau, ajoutez la farine et le sel, mélangez jusqu’à obtenir une pâte assez souple et réservez la au frais enveloppée dans un film alimentaire pendant 15 mn]
  2. Faites une incision en croix sous vos tomates puis plongez les délicatement dans la casserole.
    Laissez les une vingtaine de secondes puis retirez les et plongez les dans de l’eau froide.
    En partant de l’incision pelez vos tomates, enlevez les pédoncules puis coupez les en quartiers et réservez dans le saladier.
  3. Mettez votre poêle à chauffer avec de l’huile d’olive et les aubergines (on ne laisse pas chauffer l’huile seule car ça enlève toutes les vitamines et devient cancérigène).
    Ajouter de l’huile au fur et a mesure car les aubergines boivent pas mal d’huile.
  4. Une fois les aubergines bien cuites (elles sont devenues toutes molles et bien luisantes), ajoutez l’ail pressé directement au dessus de la poêle. Mélangez bien puis ajoutez vos quartiers de tomates.
    [Si vous avez fait votre pâte à tarte c’est le moment de la sortir du réfrigérateur]
  5. Laissez “mijoter” à feu doux un peu le temps que les tomates réduisent, tout en remuant souvent car la préparation peut vite accrocher.
  6. Déroulez la pâte feuilletée dans le moule à tarte, piquez la avec une fourchette et faites préchauffer le four à 180°C.
  7. Ajoutez la crème de riz/soja à la préparation aubergines/tomates. Salez et poivrez à votre convenance.
  8. Déposez votre préparation sur la pâte feuilletée et enfournez pour environ 30 minutes.

(En fonction des fours un peu plus ou un peu moins. Lorsque les bords de la pâtes sont bien dorés c’est que la tarte est cuite!).

Dégustez là chaude ou froide!!!
Bon appétit!